mardi, 17 octobre 2017|
 

Contes de fées en CM2 ?

En guise d’intro, écrite le 30 janvier 2011

Suite à un échange de service improvisé d’une heure, en CM2, sur le thème de l’écriture d’un conte à deux — les élèves avaient commencé à réfléchir aux spécificités du conte et du schéma narratif, ils devaient continuer à remplir un questionnaire. Je m’étais alors posé la question suivante sur la pertinence de mon intervention :

  • en dehors de l’intérêt littéraire, quels sont les liens qu’un enfant de 10 ans, au seuil de l’adolescence, peut / pourrait entretenir avec les contes traditionnels ?
  • et plus concrètement, ce matin-là, Comment faire pour que trente jeunes filles et jeunes gens goguenards se sentent vraiment concernés par un tel sujet ?

Un cadeau estival du MEN aux CM1

Et je me repose ces mêmes questions aujourd’hui, après avoir pris connaissance de l’initiative du MEN, qui a offert en juin 2011 neuf contes de Perrault très connus, comme lecture d’été, aux élèves de CM1, et encouragé les professeurs de CM2 à exploiter ce thème à la rentrée 2011.

Pour répondre à mon questionnement personnel, je n’ai pas recherché mes notes de janvier ; voici ce qui me vient à l’esprit, maintenant, en guise de "mise en bouche" comme disent les restaurateurs.

J’ai également prévu de rédiger un petit dossier de Raconte-moi pour mes collègues virtuels désirant donner suite à cette initiative.

Premières réactions

À quel "niveau" de classe s’adressent les contes de Perrault ?

A première vue naturellement, plutôt à la maternelle pour l’écoute de contes de fées qui font plus ou moins peur, donc au cycle 1 ; se pose alors les questions de versions plus ou moins "expurgées".

Leur lecture en autonomie relative, c’est à dire dans un cadre scolaire, s’adresse à des lecteurs débutants, donc fin CP-CE1, à l’exception de Peau d’Ane en vers ;
à une réserve près, c’est que le registre de langue, soutenu, comme celui des fables de La Fontaine d’ailleurs, conviendrait plutôt à des élèves de début de cycle 3 (CE2, CM1) : le vocabulaire, les expressions, les tournures de phrase sont autant d’obstacles à une compréhension littérale. Certes, le fait de connaître le déroulement et le dénouement aide le lecteur à persévérer dans le cadre d’un exercice scolaire.

En CP-CE1 j’envisagerais plutôt une lecture théâtralisée, un spectacle de ce genre, quelque chose qui permette de mettre un peu de distance matérielle entre le texte et l’auditeur, pour qu’il soit ainsi intellectuellement et émotionnellement plus perméable.

Est-il envisageable de proposer ces contes en lecture autonome hors cadre scolaire en fin de CM1 ?

Comment aménager le temps et l’espace pour que cette re-lecture ait du sens pour nos pré-ados ?

Où les trouver en ligne ? Où trouver des pistes d’utilisation ?

Voici pour commencer un texte récent court et clair de Louisette Badie reprenant les travaux de base de Freud, Jung, M-L. Von Franz et Bettleheim sur l’interprétation psychanalytique des contes de fées.

* Charles Perrault sur wikisource

* Les contes de ma mère l’Oye

* sitographie pédagogique très complète sur le conte à l’école

* Atelier de langues sur télérama

* Le conte et le FLE

* Lire la littérature à l’école, de Catherine Tauveron

* Questionnaire de lecture PEMF sur Barbe-Bleue (avec réponses...)

Il en existe certainement d’autres, n’hésitez pas à me signaler d’autres liens.

Illustrations d’EPINAL

Moralisatrices, désuètes, réductrices, au graphisme contrasté simpliste : les qualificatifs que traînent les images d’Épinal n’encouragent pas beaucoup à leur utilisation dans la découverte des contes de Perrault à l’école. Et pourtant, j’ai pris le temps cet été

  • de scanner une à une les images d’un vieil album de famille, Les contes du Foyer,
  • d’en enregistrer les textes avec Raconte-Moi
  • et d’en saisir les textes que j’ai déposés petit à petit depuis la mi-juin sur mon site favori, Libre Pedagosite.

Quelques enregistrements en ligne de contes traditionnels

Je vais essayer pour chacun de ces enregistrements d’y "tagger" un niveau. Un niveau, KEZAKO ?

Si je réponds en termes linguistiques

  • niveau 1 = compréhension orale (j’écoute une histoire)
  • niveau 2 = expression orale spontanée (je dis une histoire)
  • niveau 3 = compréhension écrite (je lis en silence)
  • niveau 4 = compréhension écrite + expression orale (je lis une histoire à voix haute)
  • niveau 5 = expression écrite (je rédige une histoire)
  • et à l’intérieur de chaque niveau, une progression selon le niveau de difficulté : choix du vocabulaire, des formes syntaxiques et longueur.

TAPUSCRITS

terme barbare désignant le texte "saisi" à l’ordinateur et directement exploitable en classe : en cours d’écriture (décembre 2011) ; ce devrait être fini à la fin du mois.

à faire, en langue régionale ou étrangère

Et si vous désirez enregistrer les textes en langue régionale ou étrangère, les illustrations sont à votre disposition pour un projet de bibliothèque sonore multilingue. J’ai commencé à regrouper des versions et des illustrations variées

  • en anglais, grâce à Wikisource : traductions de Charles Welsh, 1901
  • toujours en anglais, les versions (expurgées) illustrées par Walter Crane

  • et Harry Clarke, par exemple Little Thumb

Bonne écoute, bonne lecture !

Mise en ligne sur Wikiversity, 2016-2017

- CHARLES PERRAULT

- ÉPINAL

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